Comme un gout de victoire...
L'équipe de France a, il faut le souligner, réussis une belle perf' en allant titiller l'invicible équipe d'Espagne ce mardi soir. Certes, il ont mis fin a une série de 24 victoires a domiciles pour les espagnols, mais doit-on vraiment se réjouir de ce résultat qui n'est, et qui ne sera jamais plus, qu'un match nul ?
La Tactique
Vicente del Bosque devait composer sans Piqué ni Puyol en défense, et Iniesta est en phase de récupération après sa blessure. Il a décidé de troqué son fameux 4-2-4 pour un 4-3-3 plutot offensif. En défense, il a pris le pari de remplacer Piqué par Busquets, en laissant sur le banc un Raul Albiol qui avait surement besoin de temps de jeu.
Le Pari est risqué. Le duo Busquets-Xabi Alonso faisait la pluie et le beau temps au milieu de terrain en Espagne, et la perte du premier a certainement été la cause de la baisse physique en fin de match. En face, la mission etait simple : bloquer le milieu espagnol avec 3 milieu defensifs, et ne pas prendre de but en première mi-temps. Les consignes ont été appliquées, et, malgré une grosse domination espagnole, rares ont été les occasions, et le but espagnol venait sur corner.
La deuxième mi-temps commenca comme la première, sans grande opposition en face. Peu a peu, Xabi Alonso et Iniesta ont perdu la forme, et l'entrée de Valbuena (au bon moment) a destabilisé le milieu adverse, qui a commencé a prendre l'eau. Les francais, passés d'un 4-5-1 archi défensif a un 4-2-3-1, sont montés d'un cran, ce qui a bloqué la relance. Malgré ca, le couloir droit de Debuchy prenait l'eau, surtout par la pair Pedro/Jordi Alba, et par le manque d'implication de Jeremy Menez. L'entrée de Moussa Sissoko a place de ce dernier a bloqué un peu plus ce couloir droit : l'Espagne était moins dangeureuse. Malgré une évidente baisse de forme et un controle de balle perdu, Vincente del Bosque décidait (bizarrement) de faire rentré le bijou du stade Vicente Calderon : Fernando Torres. Une décision plutot étrange au vu de la physionomie du match.
Si la presse espagnole soulignait la victoire tactique de Deschamps, il faudrait peut-etre aussi se pencher sur, en premier lieu, la défaite tactique de Vincente del Bosque.
Les Joueurs
Coté espagnol, Sergio Ramos a fait le boulot. Toujours présent pour le tacle salvateur, pour la récupération, pour les dégagements, il s'est même permis un but. Jordi Alba aussi a été précieux. On a l'impression qu'il peut faire toutes les actions offensives de son équipe, sans jamais laché son rôle défensif, un très bon joueur. En attaque, Pedro a beaucoup tenté, mais beaucoup gaché, Cazorla a brillé sur quelques coups et Fabregas n'a pas vraiment influé sur le jeu, bien bloqué par la défense francaise. Iniesta a semblé hors de forme. Au milieu Xavi a touché enormement de ballons. Petite mention spéciale pour Juanfran, hauteur d'un grand pont raté sur l'action qui mène au but francais, une grosse erreur pour cet ailier reconverti en defenseur.
Coté francais, l'homme du match est sans doute Matuidi, impressionant a la récupération. Si Evra a eu peu de travail sur son coté gauche, Debuchy lui s'est souvent retrouvé seul a droite, notement a cause du match moyen de Menez. Au centre Sakho et Koscielny ont fait le boulot, même si cela semblait souvent a l'arrachée. Devant, Benzema a essayé, rien de plus, Ribéry a lui été un peu plus percutant en seconde période, grace a l'espace donné par l'entrée de Valbuena, très utile. Enfin, Giroud a été décisif comme (presque) a chaque fois en edf et Sissoko a su bloqué le coté droit et ainsi donné plus d'air a Debuchy qui s'est même autorisé quelques montées...
Rendez-vous au match retour...
Oui, ce but en fin de match est précieux. Il permet a l'Equipe de France de ne pas perdre espoir pour la qualification et de resté collé au espagnols favoris de ce groupe. L'histoire nous dira si ce match nul aura servi de référence pour cette EdF en manque de repères, en manque d'ambitions. Mais cette victoire ne sera exploitée qu'en continuant sur cette lancée et en allant gagné les prochains matchs, pour se donner l'ultime chance au match retour, en France...
Cependant, il ne faudrait pas (encore) tomber dans le piège de l'euphorie. Le passé nous a prouvé que cette équipe a besoin de temps et de compassion pour esperer quelque chose. N'oublions pas que l'EdF n'a joué "que" 30min de ce match, et que le reste du temps, elle l'a passée a défendre et a regarder l'adversaire joué.
Finalement, ce match nul n'a rien de match nul. L'Espagne le voit comme une défaite, et la France comme une victoire. La meilleure équipe d'Espagne n'a certainement pas montré son vrai visage sur ce match. Il est évident qu'avec les retours en forme de Piqué, Puyol, Iniesta et surtout Villa, cette équipe sera certainement la grandissime favorite pour le mondial 2014. Un partout, balle au centre, rendez-vous, normalement, au Stade de France en mars prochain...
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