Que se passe-t-il au Sporting Club de Portugal ? Finances instables, élections présidentielles houleuses, changement d'entraîneurs a la pelle, mauvais résultats... Celui qui est (encore) considéré comme le troisième club du Portugal, est en train de sombrer petit a petit dans une spirale négative inarrêtable, ce qui arrange l'autre sporting : Braga.
Le Lion ne rugit plus
Cela fait déjà dix ans que le Sporting n'a pas gagné le championnat. Une longue traversé du désert pour le club au 18 championnats soulevés, dont le derniers remonte a 2002, a l'époque entraîné par un certain Lazlo Boloni, bien connu en France. Depuis, le club semble vogué dans le vide, ayant toujours un train de retard sur ses concurrents historiques que sont Porto et Benfica.
En mars 2012, le club traverse sa plus grande crise. L’élection pour la présidence du club a été le théâtre de déchirements. Sur fond de corruption, d'attaques, de promesses incroyables (l'un des candidats a même promis Van Basten au poste d’entraîneur !), c'est finalement Luis Godinho Lopes qui est élu avec seulement 360 voix de plus que son concurrent. Peu de temps après, il nomme Ricardo Sa Pinto a la tête de l'équipe.
L'éternel enfant du club, avec très peu d'expérience, prend donc le club en main. Ses faiblesses tactiques sont masquées par son amour du maillot et son sens du sacrifice. Le jeu offert par l 'équipe ne semble pas toujours défini, mais les efforts collectifs et la passion séduit. A la fin de la saison, Sa Pinto est maintenu, et tout le monde s’accorde a dire qu'il mérite une vrai chance.
Un Echec Collectif
Le rêve ne durera pas plus de huit mois. Après cinq journée de championnat, le Sporting comptabilise trois nuls, une défaite et seulement une seule petite victoire. Le démarrage en Ligue Europa aussi se fait dans la douleur, après un pauvre match nul a Alvalade contre Bâle (0-0), l'équipe de Sa Pinto se fait corriger en Hongrie, par le très modeste club de Videoton (3-0). C'est l’échec qui marquera la fin de l'ère Sa Pinto.
Pire encore, sur le terrain, l'équipe affiche un visage très pale. Malgré une volonté et une combativité a toute épreuve, l'équipe souffre cruellement de carences tactique. Les joueurs semble fonctionné en autonomie totale, sans fond de jeu, et surtout, sans organisateur. Depuis le départ de Mati Fernandes, personne n'a su réussir au poste le plus important dans le schéma de Sa Pinto.
Même l’entraîneur semble dépassé. Contre Gil Vicente, a domicile, Sa Pinto alors mené 0-1, décide de finir le match en 3-1-6 ! Poussé dans ses retranchement et dans ses faiblesses, Sa Pinto mise tout sur le sacrifice et la volonté de ses joueurs. Bien trop insuffisant pour une équipe qui vise le titre...
Le Changement, c'est maintenant
Sa Pinto poussé dehors, le SCP se met alors en quête d'un nouvel entraîneur. Selon la direction, le futur patron des lions devra être étranger mais connaître un minimum le football portugais. Certes, on note quelques ambitions mais, a cette époque, qui est disponible, et surtout qui voudra du poste ? Plusieurs pistes ont été évoqué ces derniers jours. La plus probable est celle menant a Scolari, l'ex sélectionneur national réunit toutes les demandes de la présidence. S'il semble disponible, Scolari avait cependant choisis de faire une année sabbatique, a lui de réfléchir donc.
En cas de refus, d'autres noms sont cochés, parmi lesquels on retrouve Bert van Marwijk (ex sélectionneur des Pays-bas), Fred Rutten (entraîneur du Vitesse) et Ernesto Valverde (ex Olympiakos). Enfin, deux coach bien connus en France, ont manifesté leur intérêt : il s'agit de Lazlo Boloni, qui fut au passage le dernier entraîneur victorieux du Sporting, et plus improbable encore, c'est la candidature ouverte de Luis Fernandez. L'ancien parisien s'est dit très intéressé...
C'est donc un Sporting deja dépassé qui va tenter de rattraper une saison bien mal partie.


